Visite de la prison de MONTLUC à Lyon

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Une prison dans l’histoire

Les élèves de la classe de MLDS ont visité le 8 novembre 2018 la prison de Montluc  qui est devenue un musée  témoignant des heures tragiques de l’occupation nazi à Lyon.

En 1921, on construit la prison militaire de Montluc qui se trouvait en périphérie de Lyon car la ville n’était pas si étendue. Prison qui accueille les traitres, les déserteurs.

Dans la 1ère partie on a :

 – le greffe (enregistrement)

 – le parloir et la cuisine,

 – cour de l’administration.

Dans la 2ème partie       :

– bâtiment cellulaire (127 cellules de 4m2). Un espace consacré aux prévenus et un autre aux détenus.

Mais en 1921, on est plus en guerre et la prison sera peu utilisée.

En décembre 1939, la guerre reprend et la Prison reçoit à nouveau des détenus. En effet, le décret d’état de siège autorise l’’enfermement des civils.

22 juin 1940, Pétain signe avec Hitler l’armistice. C’est la mise en place de la politique de collaboration de la France avec le régime nazi. La prison est réquisitionnée par la Gestapo le 11/11 /1942 : Juifs, communistes, résistants y sont enfermés.

24 Aout 1944 : libération de la prison.  Les prisonniers sont ceux de l’autre camp c’est-à-dire, les « collabos » ou français qui se sont battus aux côtés des Nazis.  En 1983 (40 ans après)  le chef de la Gestapo de  Lyon, Klaus Barbie  sera enfermé  à Montluc pendant quelques mois. Il a  été arrêté en Bolivie. Ironie de l’histoire, Barbie est enfermé d’une façon symbolique dans la prison où il a  torturé des prisonniers.                           

De 1958 à 1962, la prison reçoit des militants du FLN.  11 d’entre eux y seront guillotinés.

Le régime carcéral de Montluc sous l’occupation allemande

Février 1943, les détenus sont rassemblés avant d’être gérés par la Gestapo. La prison devient un lieu d’internement avec la suppression des droits des prisonniers (10 000 personnes pendant 1an et demi).

Dans la cellule on a des lits superposés et on va y enfermer jusqu’à 10 personnes par cellule. Lors de l’exposition organisée dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation, des photos d’occupants de ces cellules seront accrochés sur les murs.

Les détenus sont enregistrés sous 3 critères : polizei (interrogatoire), avec valise (départ probable pour un camp), sans valise (exécution). Les exécutions se font à la Doua dans 1 champ de tir. Dans la prison, il n’y a pas de sélection des détenus.

Les conditions de vie sont très dures : chaleur en été, froid en hiver. Mais il y aura peu de morts dans les cellules. Une seule évasion a été enregistrée, elle est relatée dans un film « un condamné à mort s’est évadé ». Déjà l’esprit de résistance est bien actif puisque certains prisonniers laisseront des traces sur les murs, encore visible de nos jours.

MONTLUC : LIEU DE MEMOIRE

MONTLUC LA SEULE PRISON EN FRANCE QUI TEMOIGNE DES CONDITIONS D’INTERNEMENT  DES DEPORTES ET RESISTANTS